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Un spaghetti, pronto*

“La Meglio gioventu” de Marco Tullio Giordana

6h06 minutes

2003

Il est en de certains films comme de la vie;

ils nous cons(o)(u)mment.

L’intensité des émotions est telle qu’il semblerait que les premiers transcendent la seconde.

“La Meglio gioventu” (Nos meilleures années”) est de ceux-là.  Peut-on comparer ce film à une goutte d’eau ? Car il est nécessaire.

Deux instants de grâce jalonnent ce film; deux jeux de regards d’une beauté presqu’insoutenable qu’à moi, les gouttes ont perlé. Quand je dis deux, c’est par extraction, à mon sens, des deux pics émotionnels car “La Meglio gioventu” est en lui-même un état de grâce qui nous absorbe et nous fait devenir “spectacteurs” très intimes de la vie d’une famille italienne.

Passons des émotions à une rationalité sécurisante, nous pouvons également classer “La Meglio gioventu” dans la catégorie des chefs d’oeuvre.  Les personnages sont remarquablement interprétés. Le ton est juste. Les geste précis. L’intention claire.  Ces personnages sont beaux, leur âme éclairée d’une lumière tamisée. Notons toutefois dans la mise en scène, un je-ne-sais-quoi de la comedial dell arte, du bel art italien de l’usage des mains. 

La mise en scène est fine, ciselée. Elle ne transparaît pas dans la construction délicate des relations entre personnages.

De nature réaliste, ce film relate des faits historiques au travers d’une saga familiale.  Les trois heures de la première partie se boivent comme du petit lait. L’ambiance, la direction photographique est réaliste. Pas de faux-semblant. Mais la lumière n’est pas crue, ni directionnelle. Elle éclaire, avec douceur.

Et on en sort transfigurés, émus jusqu’à l’os. Sans oublier deux choses: la magnifique musique d’ouverture (“The house of the rising sun”- The Animals) et les beaux yeux de l’acteur Alessio Boni (Matteo).

La suite après ma vision de la seconde partie.

*vulgaire référence de ma part au style wester spaghetti


Le pingouin

Roman d’Andreï Kourkov

Sorti le 2 avril 2004

Mon animal favori étant le pingouin, je ne pouvais passer à côté du roman s’étant approprié le nom de l’animal.

Et là, surprise…

Un livre frais et naÏf

Un livre que l’on boit comme un verre d’eau froide une journée d’été.

 

Un livre qui se lit tout haut.

Phrases courtes et ciselées, écriture vivante empreinte d’une douce et folle ironie.

Un livre qui donne envie d’écrire.

Le ton léger et cocasse traite de la petitesse avec grandeur. Dans l’Ukraine contemporaine, Victor, un écrivain raté cherche du boulot. Il est célibataire , se sens plutôt seul. Il adopte un animal de compagnie, rescapé du zoo, un pingouin. Il trouve un nouveau job, dans un journal. Il doit écrire des nécrologies de personnes connues, en prévision de leur mort.  Jusque là, tout va bien. Le travail prospère, le pingouin est toujours dépressif. Par petites touches, le livre va se dramatiser, sans qu’on s’en rende compte. Le mystère nous interroge. Des amis et connaissances passent dans la vie de Victor, puis trépassent.

Le drame s’installe, comme quand on a bu un verre de trop, qu’on passe de la douce euphorie à l’étourderie. Ca nous surprend mais il est trop tard.

Pas d’échappatoire, il faut aller jusqu’au bout.

Impossible de s’en détacher.


In Bruges

 

 

Sortie le 02 juillet 2008 en Belgique.

De Martin McDonagh

 

Esthétique. Ce mot résumerait pour moi l’essence de ce film. Léchée, la magnifique lumière vous englobe et vous baigne durant 107 minutes. Une lumière qui se fait tant acérée, que tendre, émouvante dans son brouillard épais de décembre. La Bruges médiévale nous est révélée à travers ce polar à rebondissement, truffé d’humour british.

 

Le pitch ?

 

Deux tueurs en série débarquent à Bruges. Ils ne savent pas pourquoi. Une solution ? Le tourisme. L’un l’aime, l’autre la trouve merdique. Un commanditaire appelle l’un des deux, lui demandant un acte d’honneur. Et là, la tension monte. Jusqu’où va l’honneur ? La fraternité ? La culpabilité ? La rédemption est-elle possible ?

 

Un patchwork baroque de personnages hauts en couleur qui s’entrecroisent : les tueurs à gages (Colin Farrell et Brendan Gleeson) , empreints de sensibilité et d’humanité, le truand jusqu’au-boutiste (Ralph Fiennes), le nain acteur désabusé, les prostituées cyniques, la petite frappe (Jérémy Renier), et la belle (Clémence Poesy).

 

Bref, un vrai divertissement, une réelle maîtrise photographique, une trame simple qui se complexifie via les relations entre personnages, un dénouement qui apporte matière à réflexion. Que demander de plus ?


Coquelicot

Pour ouvrir ce blog, partons à la découverte

d’une artiste sensible, poète, rêveuse, à l’esprit pastellisé.

Biographons brièvement :

Née en 1982, Maelle Vivegnis est graduée en Illustration à Saint-Luc et licenciée en Art, culture et techniques artistiques aux Beaux-Arts de Liège. Elle réalise des dessins aux techniques mixtes (pastel, aquarelle, encre de chine…)

 

Son rouge est profond

 

Son vert pleure

 

Son bleu vibre

 

Son jaune est d’une nostalgie lumineuse

 

Son univers est tourné vers l’espérance

 

 

 

Pour découvrir ses illustrations, une exposition aura lieu en septembre au château de Saint-Nicolas (près de Liège)

 

En attendant…

http://www.art-liege.be/artistes.php?duid=21&uid=129

Cocasse, tendre, romantique, touchant, triste,  philosophique, profond, mystérieux, sensible, sentimental, coloré, faste, poétiq…


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