Archives de la Catégorie dEballe

Pensée

De l’autre côté du miroir

Se trouvait ce qu’on voulait lui faire croire.


Cristallique d’une araignée

Habituellement régnée au minuscule

Actuellement busée au ridicule

Quand, arrachée au crépuscule

L’absence d’une foi en elle la bouscule.

Quelle confiance jaillira de sa toile ?

 

Manger

se rassasier d’une mouche la dégoûte

Changer.

 

Elle fuit le quotidien

Mais vers où ? En où ?

L’araignée court à pleine pattes

Qu’elle embrasse entre ses mains

Elle relève ses jupes, l’araignée

Et évite son destin toilé.

Elle révèle ses chutes, l’araignée

Vers des prétendues envolées.

 

La goutte d’une soif

La ramène au plus près

De soie.

 

Elle gravite instable

N’ose, petite chose

Bondir sur sa proie

Gober sa destinée

Fluorescente, luminescente.

 

- essence d’une araignée

Aux multiples pattes,

disparate. -


Temps d’automne

Un petit nuage voguait dans l’air

Il dansait aux flots du vent

Il tanguait à n’en plus finir

Vit le clair fuir et l’obscur surgir.

Il en pleurait maintenant – le petit nuage

Vague à l’âme, marée d’oubli.

Il en suffoquait à présent – le petit nuage

Dans un semblant d’accessoire futile.

Il en tremblait constamment – le petit nuage

De la peur étrange de l’orage inutile.


Il était une vision (tribulation autour d’hallucinations)



J’ai vu un lémurien dans le métro

Il gravitait à une allure folle

Grapillant si et la des notes mesurées

J’ai vu un mafiosi

Qui de bleu entier était couvert

De son œil fouillait l’espace

Soupirait sa petitesse

Et vrombissait l’anxiété

J’ai vu un chat agripper

Un bras maîtresse

Il semblait lisse et astiqué miaou

Le loustic riait dans ses moustaches zippées

J’ai vu une femme qui debout

Me ressemblait assise

Elle tourbillonnait pommelée

Grisée par la verdeur alentour

J’ai vu une vieille

Peau ridée, poche grande

Se bouger les pieds même pas

Dans son royaume inachevé

J’ai vu un fol’ déjanté

Topolino il criait

Tendre d’un désespoir ailé

Qui le retenait ancré à la solitude

J’ai vu une fille dorée

Qui de musique s’habitait

Elle vivait d’une onde

J’hésite encore

Mi fa sol

La si ?

J’ai vu une grenouille

Qui de lunettes était munie

Elle observait le monde, béate

D’une verte nonchalance.


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