Archives mensuelles : octobre 2010

Pensée

De l’autre côté du miroir

Se trouvait ce qu’on voulait lui faire croire.


Cristallique d’une araignée

Habituellement régnée au minuscule

Actuellement busée au ridicule

Quand, arrachée au crépuscule

L’absence d’une foi en elle la bouscule.

Quelle confiance jaillira de sa toile ?

 

Manger

se rassasier d’une mouche la dégoûte

Changer.

 

Elle fuit le quotidien

Mais vers où ? En où ?

L’araignée court à pleine pattes

Qu’elle embrasse entre ses mains

Elle relève ses jupes, l’araignée

Et évite son destin toilé.

Elle révèle ses chutes, l’araignée

Vers des prétendues envolées.

 

La goutte d’une soif

La ramène au plus près

De soie.

 

Elle gravite instable

N’ose, petite chose

Bondir sur sa proie

Gober sa destinée

Fluorescente, luminescente.

 

- essence d’une araignée

Aux multiples pattes,

disparate. -


Temps d’automne

Un petit nuage voguait dans l’air

Il dansait aux flots du vent

Il tanguait à n’en plus finir

Vit le clair fuir et l’obscur surgir.

Il en pleurait maintenant – le petit nuage

Vague à l’âme, marée d’oubli.

Il en suffoquait à présent – le petit nuage

Dans un semblant d’accessoire futile.

Il en tremblait constamment – le petit nuage

De la peur étrange de l’orage inutile.


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